Il était une fois ... les gros cailloux.

26 Aug

Il était une fois un vieux professeur de l’école nationale d’administration publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n’avait donc qu’une heure pour « passer sa matière ».

Debout devant ce groupe d’élite (qui était à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : « Nous allons réaliser une expérience ».

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Masson d’un gallon qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : « Est-ce que le pot est plein ? ». Tous répondirent : « Oui ».

Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment ? ». Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux…jusqu’au fond du pot. Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ». Cette fois ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L’un deux répondit : « Probablement pas ! ». « Bien !» répondit le vieux prof. Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ».

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent : « Non ! ». « Bien ! » répondit le vieux prof. Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? ».

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : « Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli. Si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de chose à faire. »

« Non » répondit le vieux prof. « Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite. » Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos. Le vieux prof leur dit alors : « Quels sont les gros cailloux dans votre vie, votre santé, votre famille, vos amis, réaliser vos rêves, faire ce que vous aimez, apprendre, défendre une cause, relaxer, prendre le temps, ou … toute autre chose ? ».

« Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie, sinon, on risque de ne pas réussir … sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. »

Alors n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question : « Quels sont les gros cailloux dans ma vie ?, ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie). D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.

Auteur inconnu

Formation Priorités: dégager l'essentiel dans votre agenda.

 

Il était une fois... la jarre imparfaite.

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Commentaires

Bonjour, pour prioriser, je me rappelle toujours ce que ma première gestionnaire me disait : ta priorité est la chose que tu dois faire en premier. Alors, je note sur mon tableau blanc, ce que je dois faire en premier à chaque début de journée ... puis toutes les activités que j'ai réalisées, par la suite, au fur et à mesure (ce dernier point est important)! Quand je ne suis pas chez moi, je note le tout dans mon carnet qui me suit partout!

Merci Marie de nous rappeler l'éthymologie du mot priorité: mettre en premier.

Noter est un geste simple et puissant. Noter sur un tableau blanc, c'est écrire sur un support effaçable, c'est autoriser les ratures, les changements, les évolutions de l'idée. Puisque comme tu le dis si bien dans tes cours de "scénarisation visuelle", écrire ses idées permet de les faire évoluer.

Alors, vive les notes écrites, quelque soit le support, pour prioriser!

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